mettre la clé sous la porte

Français

Étymologie

→ voir mettre, la, clé, sous et porte.

Cette expression est ancienne puisqu’elle date du XVe siècle. Son sens initial, le premier indiqué n’est plus que rarement utilisé, le deuxième l’ayant quelque peu supplanté.

Elle a d’abord été utilisée pour désigner ceux qui, louant un logement, s’en allaient en catimini, sans payer leur loyer, mais sans emporter la clé pour autant. Le sous (la porte) ne veut pas dire que la clé est réellement glissée sous la porte comme elle pourrait l’être sous le paillasson de nos jours ; cette préposition véhicule simplement le sens de 'discret' ou 'caché' (comme dans « rire sous cape », par exemple).

C’est par extension que l’expression a pris son deuxième sens, d’abord pour les petits commerces, leur faillite se faisant généralement discrètement (ce n’est que quand on cherche à s’y rendre à nouveau qu'on constate leur fermeture définitive) et en laissant une ardoise à ses fournisseurs.

Locution verbale

mettre la clé sous la porte \mɛ.tʁə la kle su la pɔʁt\ intransitif (se conjugue → voir la conjugaison de mettre)

  1. (Vieilli) Quitter furtivement sa maison, disparaître pour se soustraire à une obligation, à une poursuite, etc
  2. Abandonner une entreprise, la fermer définitivement et complètement.
    • Lorsque le dernier café-restaurant met la clé sous la porte, que les commerces affichent tous « bail à céder » sur la vitrine, garder une capacité d’imagination n’est toutefois pas chose aisée.  (Camille Bordenet, Solène Cordier et Solène Lhénoret, « Les maires des petites communes, Don Quichotte fatigués », Le Monde. Mis en ligne le 27 septembre 2018)

Variantes orthographiques

Traductions

Références

  • Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-1935 (porte)
Cet article est issu de Wiktionary. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.